Le Centre fut inauguré le 16 octobre 1967. Il avait son siège au-dessus du Musée Cerlogne, place de la Cure à Saint-Nicolas. Il fut dirigé dès le début par René Willien, Ernest Schüle (Université de Neuchâtel) et Rose-Claire Schüle (ethnologue), auxquels s'ajoutèrent peu de temps après Corrado Grassi (Université de Turin) et Gaston Tuaillon (Université de Grenoble).
Il s'agissait alors de créer une institution pour conserver et cataloguer les travaux du Concours Cerlogne, mais les activités lancées par le Centre se multiplièrent rapidement.
En 1979, suite au décès de René Willien, un nouveau Président du Centre et conservateur du Musée Cerlogne fut nommé : Alexis Bétemps, qui a assuré la tâche pendant 31 ans.
En 1987, afin de dôter le Centre et la bibliothèque de locaux plus idoines aux exigences croissantes et à l'exercice des nouvelles activités, un nouveau siège fut inauguré au village de Fossaz Dessus.
Le siège du Centre, situé au coeur du village de Fossaz Dessus, est en soi un petit monument à la culture francoprovençale, où la beauté et le prestige des éléments architecturaux et des sculptures en bois marient l'engagement dans la promotion et la valorisation de la langue et de la civilisation francoprovençale.
Cet ancien bâtiment rural du XVIIIe siècle était à l'origine la demeure familiale de Léon Domaine. Acheté par l'Administration Régionale qui en a envisagé une superbe restauration, il est devenu le nouveau siège du Centre d'Etudes francoprovençales à partir de 1988. Grâce au talent des architectes Louis Bochet et Albert Breuvé, le Centre présente en son intérieur une grande variété d'espaces fonctionnels et modernes, tout en demeurant lié à la tradition architecturale valdôtaine.
Le mobilier conçu pour le Centre magnifie l'artisanat local, voire la civilisation dont il est l'émanation, en devenant l'interprète d'une lecture moderne de la tradition qui se décline dans un ensemble de choix stylistiques raisonnés sur l'ensemble des quatre étages du bâtiment : l'étable, aujourd'hui une salle de consultation, où l'on a conservé la voûte caractéristique et quelques mangeoires, la cuisine avec sa cheminée, son dallage d'origine et le réseau de sa première installation électrique, l'ancienne chambre à coucher, où sont archivés tous les travaux du Concours Cerlogne, la bibliothèque spécialisée et, au dernier étage, l'ancienne grange, transformée en salle de conférences, où le bois s'épanouit dans toute sa splendeur et acquiert ses lettres de noblesse: le mélèze et le sapin de la charpente du toit épousent les formes surprenantes des grandes sculptures en noyer blond.
C'est toute la vie du pays qui prend vie dans cette salle, grâce aux nombreuses sculptures en bas-relief et en ronde-bosse. Commençons par la table Cerlogne, qui représente la roue d'un char, symbole de la vie rurale d'antan. Son pied unique, à tambour rotatif, contient huit panneaux représentant les étapes de la vie de l'abbé Cerlogne. Une autre table se distingue par une structure verticale représentant un seigneur à cheval et son château, associée à une planche mobile qui se déplace comme un pont-levis, devenant l'élément horizontal de la table. A côté, un panneau en bois hissé à l'instar d'un drapeau flottant illustre l'un des chefs d'oeuvre de notre littérature francoprovençale, à savoir « La Bataille di vatse a Vertosan » de l'abbé Jean-Baptiste Cerlogne.
A l'autre bout de la salle, une sculpture-meuble imposante et très stylisée s'étire sur deux parois pour évoquer, dans l'extrême tension du geste, la main de l'homme et son araire: une histoire de force et de savoir-faire sur laquelle se greffe une autre histoire, racontée par un haut-relief, à savoir le cycle du grain au pain.
Le nombre élevé des artistes ayant collaboré à la réussite de ce projet, tous originaires de la zone (Carlo Gadin, Gino Thomasset, Aldo Vagneur, Franco Armand, Benonino Gerbore, Aurelio et Renzo Junod, Franco et Osvaldo Milliery), en ajoute à l'harmonie de la salle, ainsi qu'à son pouvoir suggestif, grâce à la savante régie des deux architectes.
Le condensé symbolique de la civilisation valdôtaine ainsi représenté nous raconte l'histoire d'une relation privilégiée entre un territoire alpin bien typé, le Val d'Aoste, la société humaine qui l'habite et cette matière plastique, vivante et fascinante qu'est le bois. A Saint-Nicolas, au fil du temps, le travail du bois a acquis une ampleur tout à fait remarquable: les très nombreux sculpteurs et menuisiers exerçant leur métier et leur art de nos jours comme dans le passé en sont une preuve saisissante et l'aménagement artistique du Centre se veut une illustration de cette activité si importante.

Voici les noms et les visages des membres du Bureau de présidence
Parmi les activités, le Concours Cerlogne est la première en ordre d'importance et aussi la première dans le temps.
Le Centre reçoit les cotisations de ses adhérents et en outre, il reçoit un financement annuel de la part de l'administration régionale.
La promotion de la recherche linguistique et ethnologique sur l'ensemble du domaine francoprovençal et en particulier sur le Val d'Aoste.
2015 - Les 19 articles du Nouveau Statut du Centre d'Études francoprovençales
Les travaux réalisés par les classes valdôtaines : un trésor précieux qui nous dévoile des aspects de notre patrimoine culturel et linguistique.
Combattant dans la Résistance valdôtaine, instituteur, photographe, écrivain, souteneur infatigable de la cause valdôtaine.
Centre d'Etudes Francoprovençales «R. Willien»
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